« Ne réfléchissez pas trop, lancez-vous ! »
La formation initiale n’est qu’un début. Le début d’un parcours semé d’embûches, mais souvent aussi le début d’une carrière couronnée de succès. Pour aller de l’avant, il faut de la motivation, du dévouement, de la curiosité et de la persévérance. Et surtout : une formation continue adaptée.
L’importance de la formation continue pour les diplômés et la branche automobile a été mise en évidence lors de la table ronde d’experts de l’UPSA qui s’est tenue le 24 avril à Berne. Le modérateur Olivier Maeder, membre de la direction et responsable du domaine de la formation, a accueilli trois invités à Mobilcity pour une discussion : Sarah Dina Stähli, gestionnaire d’entreprise diplômée de la branche automobile chez Auto Eigermatte à Münsingen (BE), Jan Lichtle, conseiller de vente automobile titulaire d’un brevet fédéral chez Emil Frey Bern à Ostermundigen (BE), ainsi que Thomas Aebi, formateur et coach.
Ces deux jeunes professionnels illustrent bien à quel point les parcours peuvent être variés. À l’origine assistante dentaire, Sarah Stähli a rejoint le magasin de pièces détachées du garage Gerbsch GmbH à Ittigen (BE), où elle a appris beaucoup par elle-même. « Mais ensuite, j’ai voulu passer en première ligne, au contact des clients », explique-t-elle. Elle a donc suivi une formation continue pour devenir conseillère du service clientèle titulaire d’un brevet fédéral (aujourd’hui conseillère de service automobile titulaire d’un brevet fédéral), puis en gestion d’entreprise.
Lichtle, mécatronicien d’automobiles CFC de formation, a terminé cette année sa formation continue de conseiller de vente automobile titulaire d’un brevet fédéral. « Comme je travaillais à temps plein, que j’allais à l’école et que je devais étudier en parallèle, c’était un vrai défi de tout concilier », explique-t-il. Stähli ajoute : « Il faut maîtriser la gestion du temps dès le début. J’ai parfois trop tardé à m’attaquer à certaines choses. Ça aide vraiment de se fixer un plan d’étude. »
Le professeur Aebi, qui a enseigné aux deux étudiants dans le cadre de leurs formations, voit là un autre défi : « Beaucoup n’occupent pas encore, au sein de leur entreprise, le poste pour lequel ils se forment. Cela rend difficile de faire le lien entre les contenus théoriques et la pratique. » Pour y remédier, Stähli recommande d’être courageux et «d’aller parfois voir son chef» pour aborder des sujets concrets au sein de sa propre entreprise.
L’effort en vaut la peine. Lichtle raconte comment la formation continue l’a aidé à «prendre rapidement son envol» après son passage de l’atelier à la vente, tandis que Stähli comprend aujourd’hui nettement mieux les enjeux de l’entreprise. Les progrès techniques sont une chose, mais les deux hommes en ont également tiré des bénéfices personnels. « J’ai connu un incroyable développement personnel et j’ai gagné beaucoup de confiance en moi », déclare Stähli. Lichtle ajoute : « J’ai appris comment me comporter dans mes échanges avec les clients, les collaborateurs et les gens en général. Cela m’a permis de m’épanouir. »
Aebi sait par expérience ce que la formation continue apporte concrètement à la carrière : « Elle ouvre des portes et vous rend plus attractif pour les entreprises. Chacune de mes formations continues m’a permis d’accéder à un nouveau poste en l’espace d’un à deux ans. »
Pour en arriver là, il faut faire le premier pas. Ou comme le dit Stähli : « Ne réfléchissez pas trop longtemps – lancez-vous simplement. »