« Pas de détente en vue »
« Cette évolution confirme nos prévisions », souligne Marcus Söldner, président du directoire de CarGarantie, à propos de la hausse des coûts de réparation. « On pouvait déjà prévoir ces dernières années que les coûts de réparation continueraient d’augmenter en raison de la situation économique mondiale, des crises et de la complexité croissante de la technologie automobile. » L’analyse annuelle européenne de CarGarantie fait désormais état d’une hausse des coûts moyens de 718 euros (environ 658 francs) en 2024 à 764 euros (environ 700 francs) en 2025. Ce record bat celui de l’année précédente et confirme la tendance redoutée : la hausse des coûts se poursuit.
Comme chaque année, CarGarantie a analysé environ un million de contrats de garantie arrivés à échéance pour des véhicules neufs et d’occasion afin de déterminer les coûts moyens de réparation et de mettre en évidence les tendances en matière de fréquence et de montant des sinistres. Si cette hausse s’explique d’une part par la situation économique mondiale, la complexité technologique croissante vient d’autre part renforcer cette tendance. Les composants électriques et électroniques sont fragiles, et les réparations deviennent plus coûteuses. Les automobilistes réagissent de manière de plus en plus sensible et repoussent leurs visites chez le garagiste. Cela entraîne une perte de revenus et une baisse de l’exploitation de la capacité des garages, ainsi qu’une baisse de la satisfaction et de la fidélisation du client. Il est donc d’autant plus important, selon CarGarantie, d’offrir à la clientèle la possibilité de se prémunir contre ces coûts.
Pour les véhicules d’occasion, le moteur est resté le groupe de construction le plus coûteux, sa part dans la somme totale des règlements de sinistres était de 24,2 % en 2025, soit légèrement moins que l’année précédente (26 %). Le système de carburant, y compris le turbocompresseur, suit avec 17,2 % (17,7 % l’année précédente), tandis que le système électrique a vu sa part passer de 12,9 à 13,6 %. Pour les voitures neuves, la tendance des dernières années s’est nettement confirmée : le système électrique a atteint une part de 19,3 % en 2025, dépassant pour la première fois le moteur. Le moteur a reculé à la deuxième place avec 16,9 % (18,4 % l’année précédente), suivi par le système de carburant avec 13,4 % (15,5 % l’année précédente). La fréquence des sinistres présente également une image familière. En 2025, le système électrique est resté le sous-ensemble le plus touché, tant pour les voitures neuves que pour les voitures d’occasion.
La date de survenance des sinistres est restée globalement stable. En 2025, 27,5 % des sinistres survenus sur des véhicules d'occasion se sont produits au cours des 5 000 premiers kilomètres (contre 27,1 % l'année précédente), tandis que 20 % des sinistres n'ont été enregistrés qu'après plus de 25 000 kilomètres (contre 21 % l’année précédente). 26,7 % des sinistres sur les véhicules d’occasion ne surviennent qu’après plus de 360 jours (contre 25,8 % l’année précédente). « Le fait que nous ayons désormais franchi la barre des 760 euros souligne l’impact considérable des facteurs qui se superposent sur le secteur. Une détente de la situation n’est pas en vue pour l’instant », déclare Marcus Söldner, président du directoire de CarGarantie, présente dans 19 pays. « Ces dernières années déjà, il était prévisible que les coûts de réparation continueraient d’augmenter en raison de la situation économique mondiale, des crises et d’une technologie de plus en plus complexe. Il est donc d’autant plus important de se prémunir systématiquement contre ces risques, tant pour le Commerce que pour les clients finaux. Les assurances garantie et frais de réparation de CarGarantie offrent des solutions stables qui amortissent la hausse des coûts et contribuent à la satisfaction à long terme des clients. »