Finissons-en avec la voie particulière de la Suisse
Alors que les marchés européens se redressent, les importateurs suisses sont confrontés à un marché en recul et à des réglementations rigides pouvant entraîner des sanctions se chiffrant en millions. Pour Auto-Suisse, la priorité absolue est donc l’adoption rapide des mesures européennes visant à assouplir les prescriptions relatives aux émissions de CO₂ des flottes. Une charge supplémentaire par rapport à l’étranger n’est plus tenable. « La Suisse ne peut se permettre de suivre une voie réglementaire à part », a averti Thomas Rücker, directeur d’Auto-Suisse. Il faut enfin davantage d’ouverture technologique et une Politique qui s’appuie sur la réalité plutôt que sur des vœux pieux idéologiques.
Déréglementation et allègement financier exigés
Le secteur a un besoin urgent de sécurité en matière de planification et d’investissement. Au lieu de nouvelles réglementations, Auto-Suisse réclame un allègement systématique du maquis réglementaire – des obligations de déclaration inutiles aux règles faussant le marché. De plus, l’association s’oppose à de nouvelles charges financières. Compte tenu des près de 13 milliards de francs que le secteur et les automobilistes versent chaque année en impôts et taxes, l’association réclame un allègement et se prononce notamment en faveur de la suppression de l’impôt sur les véhicules.
Le déséquilibre actuel des investissements de la Confédération dans les infrastructures est également critiqué. Bien que les deux tiers du trafic de personnes et de marchandises s’effectuent par la route et que les heures d’embouteillage atteignent des niveaux records, la majeure partie des fonds devrait être affectée au rail dans le cadre du programme «Transports 45». Une politique répondant aux besoins réels en matière de mobilité est réclamée.
Un message clair du directeur de l’UPSA
En tant que partenaire étroit, l’UPSA soutient les appels à davantage de pragmatisme et d’orientation vers le marché dans la politique des transports et du climat. Les garages suisses ont besoin de sécurité de planification plutôt que de charges supplémentaires, afin de pouvoir continuer à investir dans les nouvelles technologies, la main-d’œuvre qualifiée et la mobilité de leurs clients.
«Nos membres sont quotidiennement en contact direct avec les clients et vivent les défis de la transformation au premier plan. Pour que la branche puisse réussir cette transition, il faut des conditions-cadres fiables, une ouverture technologique et l’abandon des particularités réglementaires suisses», déclare Christian Wyssmann, directeur de l’UPSA.