Les importateurs réduisent nettement les émissions de CO₂

Plus de 100 millions d'amendes malgré tout

Même si les objectifs ambitieux fixés par la Politique n'ont pas pu être atteints, les émissions de CO₂ liées aux immatriculations de voitures de tourisme neuves, ainsi que celles des camionnettes et des véhicules utilitaires légers, ont nettement diminué l'année dernière.
Publié: 24 juin 2026

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AGVS-Newsdesk


										Plus de 100 millions d'amendes malgré tout
Les émissions de CO₂ liées aux immatriculations de voitures de tourisme neuves, ainsi que celles des camionnettes et des véhicules utilitaires légers, ont nettement diminué en 2025 ; pourtant, des pénalités liées au CO₂ s’élevant à plus de 100 millions de francs sont dues. Photos : médias de l’UPSA

Malgré toutes les prévisions pessimistes, la branche automobile suisse déploie des efforts considérables pour réduire les émissions de CO2, comme le montrent également les derniers chiffres relatifs aux nouvelles immatriculations de 2025. Néanmoins, des pénalités financières considérables, se chiffrant en millions, vont devoir être acquittées, ce qui va peser lourdement sur l’ensemble de la branche automobile. Pour les voitures de tourisme, les émissions moyennes de CO2 s’élevaient à 101,6 g/km, soit une baisse d’environ 11 % par rapport à l’année précédente. Pour les camionnettes et les véhicules utilitaires légers (VUL) également, les émissions moyennes de CO2 ont baissé d’environ 9 % par rapport à l’année précédente, passant de 192,4 à 174,9 grammes de CO2/km. Cette baisse s’explique par l’augmentation du nombre de véhicules électriques dans le parc de véhicules neufs. La part des véhicules rechargeables (véhicules électriques à batterie et hybrides rechargeables) dans le parc de voitures de tourisme neuves a augmenté de 6,6 points de pourcentage par rapport à l’année précédente et s’est établie à 34,4 % en 2025, soit environ 4,3 points de pourcentage de plus que le précédent record atteint en 2023.

Les voitures de tourisme affichent une consommation moyenne de 5,1 l/100 km

La réduction des émissions de CO2 des voitures de tourisme, de près de 11 %, constitue la plus forte baisse des émissions moyennes de CO2 depuis 2020, année où l’objectif en matière de CO2 a été revu à la baisse pour la dernière fois. La consommation énergétique moyenne, tous types de motorisation confondus, exprimée en unités d’essence (litres d’équivalent essence aux 100 kilomètres, LEE), a baissé à 5,1 LEE/100 km (2024 : 5,5 LEE/100 km).

Pour les camionnettes et les tracteurs à sellette légers, la part de marché des véhicules rechargeables s’élevait à environ 20 % en 2025 (2024 : 10,5 %). Les hybrides rechargeables continuent de jouer un rôle secondaire dans ce segment (2025 : 2,1 %). Les émissions moyennes de CO2 des véhicules utilitaires légers neufs s’élevaient à 174,9 g de CO2/km (2024 : 192,4 g de CO2/km), tandis que la consommation moyenne était de 8,2 LBÄ/100 km (2024 : 8,7 LBÄ/100 km).

Des sanctions de plus de 100 millions de francs

Les objectifs n’ont pas été atteints, tant pour les voitures de tourisme, dont les émissions moyennes s’élevaient à 101,6 g de CO2/km contre une valeur cible de 93,6 g de CO2/km, que pour les véhicules utilitaires légers, dont les émissions moyennes de CO2 s’élevaient à 174,9 g de CO2/km contre une valeur cible de 153,9 g de CO2/km. Il en a résulté, pour les voitures de tourisme, des sanctions d’un montant total d’environ 97,7 millions de CHF (2024 : 2,26 millions de CHF) et, pour les véhicules utilitaires légers, d’environ 25,9 millions de CHF résultant de l’application de la réglementation (2024 : 22,3 millions de CHF). Les 245 500 voitures de tourisme contrôlées dans le cadre de la réglementation sur les émissions de CO2 se répartissaient entre 56 grands importateurs et environ 600 véhicules provenant de petits importateurs. Concernant les véhicules utilitaires légers, environ 29 500 véhicules neufs ont fait l’objet d’un contrôle visant à vérifier le respect des objectifs, parmi lesquels figuraient environ 100 véhicules provenant de petits importateurs. La hausse des sanctions par rapport à l’année précédente s’explique par le durcissement des objectifs en matière de CO2.

 

Le rapport complet de l’Office fédéral de l’énergie (OFEN) sur le marché automobile suisse en 2025 au format PDF.

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